Expertise basse de l’assurance en Espagne : que faire si l’indemnisation est inférieure au dommage réel
L’assureur a reconnu le sinistre mais propose un montant manifestement insuffisant pour réparer ? Avant d’accepter, demandez le calcul complet, comparez-le avec des devis indépendants et vérifiez les limites de police, la franchise, la vétusté et la sous-assurance.
Quand l’évaluation de l’assureur peut être trop basse
La première évaluation de l’assureur ne doit pas toujours être acceptée. En Espagne, vous pouvez demander un calcul détaillé, réunir des devis indépendants et, si le conflit persiste, utiliser la procédure d’experts : votre expert, l’expert de l’assureur et, si nécessaire, un expert indépendant (tercer perito).
Vérifier mon évaluation — gratuit
L’essentiel est de ne pas signer de règlement final avant de comprendre exactement ce qu’il clôt, et de ne pas gérer le litige uniquement par téléphone. Les litiges d’assurance se gagnent avec documents, délais et méthode.
NAVI vérifie gratuitement votre situation : offre de l’assureur, police, devis de réparation et risque de sous-assurance. Il indique si l’évaluation semble basse et quelle étape est la plus sûre.
L’évaluation peut être basse si l’assureur propose moins que le coût réel de réparation, ignore une partie des dégâts, traite un remplacement comme une simple réparation, applique de la vétusté sans explication ou exclut matériaux, main-d’œuvre, TVA ou frais additionnels.
Parfois, le problème n’est pas seulement le montant. L’assureur peut invoquer franchise, plafond, exclusion ou infraseguro, c’est-à-dire sous-assurance. Si la somme assurée est inférieure à la valeur réelle du bien, il peut appliquer la regla proporcional, la règle proportionnelle, et ne couvrir qu’une partie du dommage, sauf exclusion dans la police ou accord séparé.
Il faut donc comprendre non seulement si le montant est bas, mais pourquoi il l’est : devis, limite, vétusté, franchise, exclusion ou sous-assurance.
La première évaluation de l’assureur n’est pas le dernier mot
L’expert de l’assureur, le perito, évalue le dommage pour la compagnie. Son calcul n’est pas automatiquement correct ou définitif.
Si vous n’êtes pas d’accord avec le montant, demandez une ventilation écrite : ce qui est inclus, exclu, quels prix sont utilisés, quels plafonds s’appliquent et s’il existe franchise, vétusté, sous-assurance ou autre restriction.
Ensuite, obtenez un ou deux devis indépendants d’entreprises capables de faire réellement les travaux. Plus le devis est précis, mieux c’est : matériaux, main-d’œuvre, TVA, délais, photos, description des dégâts et lien avec le sinistre.
NAVI aide à comparer le calcul de l’assureur avec vos devis et à repérer où se trouve la baisse : prix des travaux, police, plafond, vétusté ou sous-assurance.
Analyser le calcul de l’assureur
NAVIVérifier l’indemnisation — si elle est trop basse et comment contester
NAVI aidera à contester le calcul.
Qui est concerné
La situation peut concerner assurance habitation, voiture, local commercial, biens, réparations, dégât des eaux, incendie, vol, accident ou autre dommage matériel.
Ce guide est utile si l’assureur a reconnu le sinistre mais propose moins que le coût réel ; si vous avez reçu un rapport de peritaje avec un montant incompréhensible ; si l’on vous demande de signer vite un solde de tout compte (finiquito) ; si l’assureur invoque infraseguro ou regla proporcional ; ou si votre artisan, garage ou prestataire donne un devis bien supérieur à l’offre.
Attention : la procédure de tercer perito concerne normalement le montant du dommage matériel dans un contrat d’assurance. Pour blessures corporelles, accident de circulation avec responsable, responsabilité civile ou indemnisation par l’assureur d’un tiers, l’ordre peut être différent.
Que demander à l’assureur
Demandez plus que le montant final : rapport d’expert, liste des dégâts, explication des plafonds, franchise, vétusté, exclusions et autres raisons de la baisse.
Si une partie du dommage serait non couverte, demandez la clause précise de la police. En cas de sous-assurance, demandez le calcul : somme assurée, valeur réelle utilisée et pourcentage de paiement.
Écrivez calmement et par écrit. Exemple : “Je ne suis pas d’accord avec le montant proposé, car le devis indépendant est de X €, alors que l’offre de l’assureur est de Y €. Merci d’envoyer le calcul complet, limites appliquées, franchise, vétusté et base d’exclusion de chaque poste.”
Un appel peut aider à comprendre la position de l’assureur, mais protège rarement vos droits. Pour contester, il faut lettres, rapports, devis et preuves d’envoi.
Quels documents réunir
Réunissez police, conditions générales et particulières, offre de l’assureur, rapport d’expert, photos, vidéos, messages, numéro de sinistre, factures, reçus et devis indépendants.
Pour un logement, gardez rapports du syndic, plombier, électricien, pompiers, police, voisins ou administration de l’immeuble. Pour un véhicule, gardez rapport du garage, photos, fiche d’inspection, devis, données de l’accident, constat amiable (parte amistoso), documents de police ou échanges avec la location si le véhicule était loué.
Plus les documents sont organisés, moins l’assureur peut répondre par formules générales. Dans une expertise basse, le point fort est la comparaison claire entre le calcul de l’assureur et le coût réel de remise en état.
Comment fonctionne la procédure d’experts
Si les parties ne s’accordent pas sur le montant, l’article 38 de la loi espagnole sur le contrat d’assurance prévoit une procédure d’experts. Chaque partie nomme son expert. Si une partie ne le fait pas après demande de l’autre, elle a huit jours ; sinon, elle peut être liée par le rapport de l’expert adverse.
Si les deux experts sont d’accord, ils dressent un acte conjoint. Sinon, un troisième expert, l’expert indépendant (tercer perito), est désigné. Son rapport doit être rendu dans le délai convenu, ou à défaut dans les 30 jours suivant l’acceptation de la mission.
La décision unanime ou majoritaire devient obligatoire si elle n’est pas contestée au tribunal. L’assureur a 30 jours pour contester ; l’assuré a 180 jours à compter de la notification. Sans contestation, l’assureur doit payer la somme fixée dans les cinq jours.
C’est une procédure sérieuse. Ne la lancez pas sous l’effet de la colère. Vérifiez d’abord l’écart, la force de vos preuves, le coût de votre expert et le risque que le tercer perito confirme la position opposée.
Qui paie les experts
En règle générale, chaque partie paie son expert. Les frais du tercer perito et les autres frais d’expertise sont souvent partagés par moitié entre assuré et assureur. Mais si une partie a rendu la procédure nécessaire par une évaluation clairement disproportionnée, les frais peuvent lui incomber selon l’article 39.
Il faut donc calculer l’intérêt économique. Pour un écart de 300 €, un tercer perito peut ne pas valoir le coût. Pour plusieurs milliers d’euros et de bons documents, la procédure peut avoir du sens.
Si l’assureur invoque la sous-assurance
La sous-assurance est l’une des raisons les plus pénibles d’une indemnisation basse. Après des années de cotisation, l’assureur explique que le bien était assuré sous sa valeur réelle et qu’il ne paiera qu’une partie.
Exemple : valeur réelle 100 000 €, somme assurée 60 000 €. Pour un dommage de 10 000 €, l’assureur peut tenter de payer 60 %, soit 6 000 €. C’est la règle proportionnelle.
Ce calcul doit être vérifié : valeur réelle correctement fixée, existence réelle de la sous-assurance, exclusion éventuelle de la règle proportionnelle dans la police, et explication suffisante par l’assureur.
Si l’assureur a écrit “infraseguro” ou “regla proporcional”, NAVI aide à comprendre le calcul simplement et à préparer les questions à poser.
Que faire si l’assureur tarde à payer
Si l’assureur ne paie pas, paie trop peu ou tarde, distinguez deux sujets : le litige sur le montant et le retard de paiement.
L’article 18 impose le paiement après vérifications et expertises nécessaires, et en tout cas le paiement du minimum dû dans les 40 jours suivant la déclaration du sinistre selon les circonstances connues. L’article 20 peut faire courir la mora si l’assureur ne remplit pas son obligation dans les trois mois ou ne paie pas le minimum dans les 40 jours.
Cela ne donne pas automatiquement des intérêts dans chaque litige. Mais si l’assureur tarde sans raison claire, gardez cet argument dans la réclamation écrite.
Quand la DGSFP aide, et quand non
La DGSFP est le régulateur espagnol des assurances. Vous pouvez y présenter des plaintes et réclamations en matière d’assurance, sur papier ou par voie électronique.
Mais la DGSFP ne remplace pas l’expert ni le tribunal. En général, il faut d’abord réclamer auprès du service client de l’assureur ou du défenseur du client et le prouver. Pour un consommateur, on peut continuer après refus, refus partiel ou un mois sans réponse ; dans les autres cas, le délai d’attente est de deux mois.
Le rapport final du service de réclamations n’est pas obligatoire pour les parties et n’est pas un acte administratif susceptible de recours. Le service peut aussi refuser les litiges qui exigent une évaluation technique ou économique du dommage.
La DGSFP est donc utile en cas d’absence de réponse, problème de procédure, manque d’explication, opacité ou mauvaise pratique. Pour le prix de réparation lui-même, les pièces clés restent devis, expertise, procédure de peritos et tribunal si nécessaire.
Ordre d’action sûr
D’abord, documentez le dommage : photos, vidéo, constat, rapport d’artisan, police ou syndic si nécessaire.
Puis demandez à l’assureur le calcul complet et les bases de réduction du montant. Ne prenez pas une explication orale comme réponse finale.
Ensuite, obtenez des devis indépendants détaillés et comparables : même périmètre, matériaux, TVA, délais et description des dégâts.
Envoyez ensuite votre désaccord écrit avec les preuves. Demandez la révision de l’évaluation et l’explication de chaque poste contesté.
Si l’assureur maintient sa position, vérifiez si votre perito de parte et la procédure de tercer perito conviennent. À ce stade, les coûts, délais et formulations comptent.
Si le litige reste ouvert, les voies possibles sont la réclamation au service client, la plainte DGSFP pour problèmes de procédure ou le tribunal si l’enjeu justifie coûts et risques.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne signez pas un finiquito si vous n’êtes pas sûr que le montant est juste. Il peut clôturer définitivement le litige.
N’acceptez pas “c’est une formalité” si le document est en espagnol et que vous n’en comprenez pas les effets. Demandez du temps, une traduction et une explication écrite.
Ne jetez pas reçus, anciennes photos, factures d’achat, garanties ou messages. Ils peuvent prouver la valeur du bien et l’existence des objets avant le sinistre.
Ne vous limitez pas à “c’est trop peu”. L’assureur demandera presque toujours des preuves : devis, photos, rapports et calcul clair de l’écart.
Ne lancez pas le tercer perito par principe. Parfois c’est la bonne voie. Parfois une réclamation écrite solide est d’abord moins chère et plus rapide.
Comment RightNOW aide
RightNOW aide les étrangers en Espagne à traiter les assurances calmement et par étapes.
NAVI peut vérifier l’offre, expliquer le rapport de peritaje en langage simple, repérer les faiblesses du calcul, indiquer les documents à réunir et aider à préparer la première demande écrite ou réclamation.
Si l’assureur invoque infraseguro, NAVI aide à comprendre la proportion et les questions à poser. Si l’on vous demande de signer un finiquito, il aide à voir si le document clôt tout le litige ou seulement un paiement précis.
Cela ne remplace pas un avocat ni un expert judiciaire dans un litige complexe. Cela aide à éviter les premières erreurs quand l’assureur met la pression avec délais, documents et formulations espagnoles peu claires.
L’assurance paie moins que le dommage réel ?
Décrivez la situation avec le montant proposé, les devis et la police. NAVI indique si l’évaluation semble basse et quelle étape est la plus sûre.
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FAQ
Dois-je accepter le premier montant de l’assureur ?
Non. Si le montant ne couvre pas le dommage réel, vous pouvez demander le calcul détaillé, réunir des devis indépendants et contester l’évaluation.
Qu’est-ce qu’un perito ?
Un perito est un expert d’assurance. Il évalue le dommage, la cause du sinistre et le montant de réparation ou d’indemnisation.
Qu’est-ce qu’un tercer perito ?
C’est le troisième expert nommé si votre expert et celui de l’assureur ne s’accordent pas. Son rapport peut devenir obligatoire s’il n’est pas contesté à temps au tribunal.
Puis-je simplement saisir la DGSFP ?
Oui, mais la DGSFP ne tranche pas toujours le montant du dommage. Elle est utile pour les problèmes de procédure, absence de réponse, opacité ou mauvaise pratique. Le prix de réparation exige souvent devis, expertise et bonne procédure.
Qu’est-ce qu’un finiquito ?
Dans un litige d’assurance, c’est généralement l’accord final de paiement et clôture. Il faut le vérifier avant signature car il peut limiter les demandes ultérieures.
Que faire si l’assureur applique infraseguro ?
Demandez le calcul. Vérifiez la somme assurée, la valeur réelle, le pourcentage payé et l’existence d’une clause excluant ou limitant la règle proportionnelle.
Faut-il tout de suite engager mon expert ?
Pas toujours. Demandez d’abord le calcul de l’assureur et obtenez des devis indépendants. Si l’écart est important et les documents solides, évaluez ensuite la nomination de votre perito.
Sources officielles
- DGSFP — régulateur des assurances
- Guide DGSFP de procédure des réclamations
- Orden ECC/2502/2012 — procédure de réclamations financières
- Ley de Contrato de Seguro (50/1980), arts. 18, 20, 30, 38 et 39 — BOE
Matériel informatif. Ce n’est pas une représentation juridique. La voie exacte dépend de la police, des documents, du montant contesté, du type d’assurance et des délais.
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